Ils m'ont donné une mère pour que je vive de Julie Dathez & Alexia Koskovaïa
Athez (Morvan), 1935. Lorsque Rose arrive à la ferme de Pierrette, elle n’a que quelques mois et ignore encore que sa vie tient déjà à un fil. Confiée par l’Assistance publique à cette femme de la terre, elle grandit entourée d’animaux, de champs, de silence et d’amour. Pour Rose, Pierrette est sa maman. Mais sur le livret de l’enfant, un mot apparaît en toutes lettres : JUIVE. Lorsque la guerre éclate et que les Allemands s’installent dans la maison d’en face, le refuge devient une menace. Pierrette comprend alors que son rôle ne sera plus seulement d’élever Rose, mais de la cacher. Et bientôt, d’autres enfants arrivent, avec leur peur, leurs valises et leurs noms à protéger. Dans ce village où tout le monde voit, devine et se tait, chaque silence peut sauver une vie. Malgré l’angoisse, malgré le danger, Pierrette tient bon. Elle nourrit, rassure, invente des issues, ouvre sa porte. Dans l’ombre de la guerre, elle accueille les enfants cachés, les résistants de passage, les vies traquées, et leur offre ce que le monde cherche à leur reprendre : une maison, une place, une chance de vivre. Que reste-t-il, des décennies plus tard, lorsqu’on a été une enfant de la guerre sans jamais vraiment l’avoir vue ? Devenue grand-mère, Rose raconte. À travers les souvenirs de la petite fille qu’elle a été, elle remonte le fil d’une histoire qui l’a sauvée autant qu’elle l’a construite. Son récit devient alors une quête d’identité et de mémoire : celle d’une enfance protégée par une mère choisie et par un village qui, en silence, a fait le choix de l’humanité. Tiré d’une histoire vraie, Ils m’ont donné une mère pour que je vive est un roman de mémoire, de résilience et d’amour.

