Le sang des fauves

Le sang des fauves

19,00 €Prix

ombre de page : 260 pages noir et blanc recto/verso
Couverture : Souple en Quadri
ISBN : 978-2-3746-043-3

  • Résumé + Extrait

    Dans une ville de Marseille sublimée Randy Massolo est capitaine de police à la brigade criminelle de la Police Judiciaire.
    Solitaire tant dans son travail que dans sa vie personnelle il va avoir la charge d’une enquête le conduisant dans le quartier de son enfance, le parc Longchamp.
      Là un meurtrier va abandonner successivement cinq têtes humaines posées auprès d’animaux de carton-pâte hantant les cages de l’ancien jardin zoologique, il va aussi laisser des indices.
      Randy erre dans la ville au gré de son enquête, il multiplie les aventures éphémères aves des jeunes femmes pour tenter d’oublier ses propres maux d’enfance, ce qui donne lieu à des scènes érotiques.
      Avec l’aide de son jeune assistant et de son unique ami vivant reclus dans la calanque de Sormiou, il va avancer lentement dans ses investigations pour parvenir à comprendre qu’il est lui-même l’épicentre de cette affaire.
      Le meurtrier semble vouloir lui imposer une introspection, une véritable pause dans sa vie brouillonne et dépravée.
      Il va être contraint de s’interroger sur celui qu’il a été et la mal qu’il a fait à ses multiples conquêtes.
      Randy va lentement sombrer avant de se rendre au rendez-vous que l’assassin lui donne, là il va apprendre que ce jeune homme ...
      Brisé, il quittera Marseille pour suivre une enquête dans l’arrière-pays provençal (le roman est déjà écrit, son titre est Vallis Clausa).


     
     

     

     

     


    Extrait: Premier cadavre découvert par l'enquêteur ...

    ... Mais la réalité et son quotidien de flic le rappelaient très vite à l'ordre et brisaient, à la vitesse de l'éclair, ses songes nostalgiques et bien inutiles.
    - Salut, capitaine ! dit Julien.
    Il lui tendait une main mollassonne que Randy écrasa sciemment comme pour lui démontrer qu'il ne supportait plus de serrer un morceau de guimauve en guise de pogne. Julien gémit doucement et retira immédiatement sa main pour éviter que Randy ne la conservât et la malaxât par pur plaisir.
    - Bon ... Qu'est ce que l'on a ? Interrogea Randy.
    - Là... Julien désigna la cage du lion bleu en tentant de dissimuler une grimace de crainte indigne pour un flic même jeune.
    Randy posa son regard sur le fauve azur et dut se déplacer pour remarquer les détails de la scène de crime.
    A l'intérieur de la cage, deux hommes s'affairaient autour du fauve. Leurs blouses blanches contrastaient avec le rouge éclatant de la quantité de sang qui tapissait le sol et la figurine de ce lion à la gueule entrouverte.
    Randy remarqua immédiatement la tête humaine posée sur la croupe de cette statue bleutée.
    Une tête adulte aux cheveux noirs et bien rangés.
    Paradoxalement, la tronche ne présentait pas de tâche rougeâtre , comme si l'assassin avait pris la peine de la nettoyer avant de la poser là.
    Les yeux du malheureux étaient grands ouverts et laissaient aux policiers chargés des investigations la possibilité d'admirer leur couleur bleue étrangement identique à celle de la robe du fauve la supportant.
    Ce détail n'échappa pas à Randy.
    Lentement, et sans quitter l'objectif des yeux, il avança vers cette scène de crime abjecte où les spécialistes de la police scientifique terminaient leur tâche.
    Les hommes en blanc avaient effectué de nombreux prélèvements organiques qu'ils avaient placés dans des fioles de plastique aux couvercles rouges. Des cotons imbibés de sang, de longs cotons-tiges à l'extrémité souil lée et de très nombreux clichés allaient donc être remis aux enquêteurs.
    Randy n'accordait aucune importance à cette nouvelle technique d'investigation. Il ne parvenait pas à se débarrasser de ses vieilles habitudes de limier historique de la Police Judici aire de Marseille.
    Les analyses scientifiques ne représentaient pour lui qu'un support, qu'un complément au talent d'un véritable flic de terrain. Randy avait solutionné tant d'affaires criminelles sans l'aide de ces fioritures, il avait tant travaillé avec son unique flair et sans partenaire.
    C'était aussi cela sa marque, son empreinte qu'il laissait après chaque affaire et qui faisait de lui un policier hors pair. Mais il se moquait de ce que pensaient les autres flics, les journalistes et même sa hiérarchie. Il n'était pas flic pour eux, mais seulement pour...
    D'ailleurs savait-il encore pourquoi il l'était ? ...